En bref
🧭 Le Salon des blogueurs de voyage a servi de passerelle entre créateurs et acteurs du secteur, à une époque où le blog dominait l’écosystème.
📉 Sa fin dit surtout une chose : le modèle “grand rendez-vous annuel” s’est heurté à la fatigue logistique et à la fragmentation des audiences.
🤝 Les marques sont passées de la “vitrine” à la performance : briefs courts, contenus multi-formats, KPI, tests A/B.
📲 Le centre de gravité s’est déplacé vers des collaborations plus ciblées et une présence continue sur les plateformes.
🧩 Des alternatives existent : formats hybrides, communautés professionnelles, opérations terrain, et networking mieux outillé.
Qu’était exactement le Salon des blogueurs de voyage ?
Avant de parler de disparition, il faut nommer précisément l’objet. Le Salon des blogueurs de voyage désignait un rendez-vous pensé comme un carrefour : des tables de rendez-vous, des ateliers, et une énergie de “première fois” pour des profils qui, jusque-là, travaillaient souvent seuls.
Pour filer le propos, imaginons Camille, autrice d’un blog voyage lancé par passion. Son quotidien, c’était des articles longs, une newsletter artisanale et des échanges épars sur les forums. L’événement venait condenser en deux jours ce que le web étalait sur des mois : visibilité, contacts, et validation sociale.
Objectifs initiaux et positionnement
À l’origine, le salon se positionnait comme une interface entre narration personnelle et besoins institutionnels. D’un côté, des récits incarnés, des carnets et des photos “vécues”. De l’autre, des acteurs cherchant à moderniser leur présence en ligne, parfois en rupture avec les codes traditionnels.
Concrètement, il s’agissait d’accélérer la communication touristique via des voix jugées plus crédibles que la publicité. Les stands ne vendaient pas des séjours “clé en main” : ils cherchaient des relais, des angles, des histoires. Insight final : quand un secteur cherche de la confiance, il commence souvent par inviter ceux qui en ont déjà auprès de leur communauté.
À qui s’adressait-il vraiment ?
Officiellement, c’était un point de rencontre large. Dans les faits, le public le plus investi mélangeait blogueurs voyage, communicants et institutions. On y croisait aussi des profils de production (photo, vidéo) et des indépendants du conseil, venus écouter autant que pitcher.
La vraie cible, c’était le “maillon manquant” : des personnes capables de transformer une destination en récit et une campagne en preuve sociale. Autrement dit, un espace où les rencontres professionnelles se faisaient sans passer par des circuits lourds. Insight final : un salon réussit quand il réunit des gens qui, autrement, n’auraient aucune raison de se trouver dans la même pièce.
Pourquoi ce format a séduit à son lancement
Le format a répondu à une époque précise : celle où publier un article bien référencé pouvait générer un flux durable, et où les plateformes sociales n’avaient pas encore aspiré toute l’attention. Un billet optimisé, quelques photos soignées, et la promesse d’une audience “qualifiée” suffisait à convaincre.
Camille, notre fil conducteur, en ressortait avec un calendrier d’idées, deux contacts utiles et l’envie de professionnaliser sa démarche. Le salon devenait un rite de passage, un événement blogueurs où l’on apprenait les codes du pitch, du media kit, et des attentes des partenaires. Insight final : au lancement, la valeur était surtout pédagogique et communautaire, avant même d’être commerciale.
Pourquoi le Salon des blogueurs de voyage a pris fin
La fin n’est pas un accident isolé, mais un faisceau de pressions. Quand un événement repose sur la rencontre physique, il doit constamment prouver qu’il apporte plus qu’un simple échange de cartes de visite.
Dans le même temps, les outils ont changé : prise de contact directe, briefs en visio, campagnes pilotées au mois. Le salon, pensé comme un “moment fort”, s’est heurté à une réalité devenue continue.
Essoufflement du modèle événementiel
Organiser un événement tourisme demande des budgets, des équipes, des assurances, de la logistique et un récit clair. Or, plus le secteur se professionnalise, plus la question du retour sur investissement devient centrale : combien de contenus réellement publiés ? quelles performances ? quelle réutilisation ?
Du côté des participants, la fatigue s’installe aussi : déplacement, hébergement, préparation, puis suivi. Camille finit par se demander si deux jours de rendez-vous “speed” valent le même temps investi dans une série de contenus ou une campagne mieux négociée. Insight final : quand le coût d’opportunité augmente, la magie du rassemblement ne suffit plus.
Évolution des relations marques / créateurs
Le rapport de force a changé. Les annonceurs sont passés d’un modèle d’exploration à un modèle d’optimisation : objectifs, tracking, droits d’usage, clauses de diffusion, et validation créative. Les collaborations marques se contractualisent, se pilotent, se mesurent.
Dans ce contexte, un salon “généraliste” devient moins efficace qu’un brief précis. On préfère sélectionner quelques profils, lancer un test, puis industrialiser ce qui fonctionne. Pour se repérer, certains consultent même des ressources et annonces comme les informations sur les formats actuels autour des salons et rencontres, plus orientées vers des dispositifs hybrides. Insight final : la relation s’est déplacée de la rencontre vers le process.
Mutation du métier de blogueur voyage
Le métier a cessé d’être centré sur l’écrit long. Les contenus se déclinent en séries, formats courts, vidéos verticales, podcasts, guides téléchargeables. Cette mutation a aussi fait émerger une concurrence interne : journalistes freelances, vidéastes, micro-créateurs locaux, et médias spécialisés.
Camille n’est plus “blogueuse”, elle gère un studio léger : tournage, montage, storytelling, reporting. Le salon, historiquement associé au “blog”, a donc perdu une partie de son intitulé… et de sa clarté. Insight final : quand l’identité d’un métier se dilue, l’événement qui le symbolise doit se réinventer ou s’éteindre.
Ce que la fin du salon révèle sur l’influence voyage
La fermeture d’un événement emblématique agit comme un révélateur. Ce n’est pas seulement la fin d’une date sur un calendrier : c’est un indicateur sur la manière dont les campagnes se conçoivent et se distribuent.
Le secteur a basculé vers la vitesse, la preuve et la répétition. Et cela change tout, autant pour les créateurs que pour les institutions.
Du blogueur au créateur de contenu multi-plateformes
Le glissement est net : du site personnel vers un écosystème. Les Plateformes sociales (Instagram, blogs, médias digitaux) dictent des formats, des rythmes, des esthétiques. Le blog devient une base, utile pour le SEO et la crédibilité, mais plus l’unique moteur.
Cette bascule explique l’émergence des créateurs de contenu voyage au sens large : ils produisent, distribuent et itèrent. Les réseaux sociaux voyage deviennent le laboratoire, et la page web le coffre-fort éditorial. Insight final : l’influence n’est plus un canal, c’est une architecture.
Fin des événements “vitrine”, montée des collaborations ciblées
Les grands rassemblements servaient souvent de vitrine : on y “montrait” une destination et on espérait une retombée. Désormais, l’approche ressemble davantage à un plan média : ciblage, séquençage, retargeting, et droits de rediffusion.
Au lieu d’un événement unique, on voit des micro-opérations : trois profils pour un angle gastronomie, deux pour du vélo, un pour une thématique accessibilité. Cette logique favorise l’efficacité et la cohérence de campagne, au prix d’une moins grande “fête” collective. Insight final : on est passé d’un moment symbolique à une mécanique de performance.
Ce qui fonctionne encore aujourd’hui
Ce qui fonctionne n’a pas disparu : cela s’est spécialisé. Un bon dispositif combine création, distribution et exploitation. Par exemple, une destination qui fournit un kit d’assets, un accès terrain, et un plan de repost augmente la durée de vie d’un contenu.
Dans les échanges, certains termes restent structurants : marketing d’influence, droits d’usage, calendrier, reporting. Les équipes cherchent aussi à aligner image et preuves : itinéraires, prix, saisons, et promesse tenue sur place. Insight final : la réussite se joue moins au “coup de cœur” qu’à l’orchestration.
Élément 🔎 | Avant (logique salon) 🏛️ | Après (logique ciblée) 🎯 |
|---|---|---|
Objectif | Créer des contacts et “faire connaître” | Produire des contenus mesurables et réutilisables |
Temporalité | Pic annuel ⏱️ | Flux continu 📆 |
Relation | Rencontre et affinité | Brief, production, reporting |
Quelles alternatives au Salon des blogueurs de voyage aujourd’hui ?
La question n’est pas “par quoi remplacer”, mais “quel problème résoudre”. Si l’objectif est de signer des projets, on cherchera des formats qui réduisent la friction. Si l’objectif est d’apprendre et se positionner, on privilégiera des communautés et des sessions plus régulières.
Camille, désormais plus senior, vise surtout la qualité des échanges : moins de promesses, plus de projets concrets. C’est précisément là que les alternatives gagnent du terrain.
Autres événements influence & tourisme
On trouve aujourd’hui des rencontres plus verticales, souvent intégrées à des conférences tourisme ou à des salons plus larges. L’intérêt : des publics mixtes (tech, data, institutions), des ateliers et des cas d’école.
Ces rendez-vous attirent autant des Agences d’influence que des équipes internes, et les discussions se déplacent vers des sujets pratiques : droits, UGC, amplification payante, et brand safety. Pour nourrir sa veille, Camille consulte aussi des analyses sectorielles comme des tendances culture & innovation applicables au tourisme, utiles pour ajuster formats et narration. Insight final : l’alternative la plus solide est souvent celle qui apporte du contenu, pas seulement des stands.
Formats plus efficaces que les salons classiques
Les formats courts et actionnables gagnent : journées de production sur site, workshops, “content days”, et opérations cofinancées avec un plan de diffusion. On voit aussi revenir des dispositifs terrain inspirés des éductours, mais repensés pour créer immédiatement des assets.
Le succès vient d’un cadrage strict : objectifs, thème, livrables, et calendrier. C’est aussi là que les marques touristiques et les institutions obtiennent des résultats comparables d’une opération à l’autre. Insight final : ce qui remplace le salon, c’est le protocole de collaboration.
🧰 Sessions “matchmaking” en visio : 15 minutes, brief envoyé avant, compte-rendu après.
🎬 Residences de création : 24 à 48h sur place pour produire vidéo + photo + texte, avec validations rapides.
📊 Ateliers KPI : apprendre à chiffrer, à négocier les droits et à structurer une offre.
🗺️ Press trips hybrides : terrain + séquences à distance pour montage, diffusion et reporting.
Comment réseauter sans événement physique
Le networking blogueurs s’est fortement outillé : communautés privées, Slack/Discord, newsletters pro, groupes de pairs. L’idée n’est plus de “rencontrer tout le monde”, mais de bâtir un petit réseau fiable qui recommande et co-produit.
Camille obtient ses meilleurs contrats via des introductions ciblées : un chef de projet qui change d’agence, un contact institutionnel qui a un nouveau budget, un créateur complémentaire pour une offre packagée. Insight final : le réseau devient un actif, entretenu comme un média, pas comme un carnet d’adresses.
Action 🤝 | Outil 🧩 | Résultat attendu ✅ |
|---|---|---|
Prise de contact ultra-ciblée | Email court + portfolio | Rendez-vous qualifié |
Co-création entre créateurs | Dossier partagé + planning | Offre plus “vendable” |
Veille et crédibilité | Études + cas d’usage | Positionnement expert |
Faut-il encore chercher un “salon blogueur voyage” en 2026 ?
La réponse utile dépend de l’objectif. Si l’on cherche une ambiance et un déclic, un grand rendez-vous peut encore jouer ce rôle. Si l’on cherche des contrats récurrents, le levier principal est ailleurs : méthode commerciale, offre claire, et capacité à livrer vite.
Le marché a changé de langage : on parle distribution, droits, performance et cohérence de marque. Les événements ne sont plus le centre, mais un outil parmi d’autres.
Ce que recherchent vraiment blogueurs et marques aujourd’hui
Les attentes se sont alignées sur des résultats. Les Influenceurs voyage (au sens large) veulent de la clarté : budget, livrables, droits, calendrier. Les annonceurs veulent des preuves : audience utile, capacité créative, et adéquation aux valeurs.
Dans la pratique, une institution comme des Offices de tourisme ou des Comités régionaux du tourisme attend une visibilité touristique qui serve la fréquentation, l’image ou l’étalement saisonnier. Les Marques touristiques veulent, elles, un mix notoriété + conversion. Insight final : tout le monde cherche moins un événement qu’un cadre de collaboration fiable.
Comment adapter sa stratégie sans dépendre d’événements
Camille a stabilisé son activité quand elle a cessé d’attendre “la bonne rencontre”. Elle a bâti une offre simple : une série courte pour Instagram voyage, un article pilier et une galerie photo avec droits d’usage, le tout pensé comme contenu digital voyage exploitable par les équipes.
Pour les institutions, l’enjeu consiste à structurer un pipeline, comme on le ferait en relations presse. Les Attachés de presse voyage, les community managers tourisme, et les Agences de communication touristique travaillent de plus en plus ensemble, avec des relations presse digitales qui mélangent créateurs, médias et amplification. Insight final : l’autonomie stratégique remplace l’attente d’un grand rendez-vous.
Dans cette logique, on voit émerger des process proches de ceux de la presse voyage : sélection de profils, angle éditorial, accès terrain, puis diffusion. Les Journalistes / presse voyage cohabitent avec des formats créatifs, et la frontière se déplace vers la qualité de l’histoire plutôt que le statut.
Et quand une opération exige du terrain, le modèle “voyage encadré” se maintient : les voyages de presse restent pertinents, à condition d’intégrer de la production et un plan de réutilisation. Insight final : la valeur est dans la chaîne complète, de l’idée à l’amplification.
Enfin, la disparition du salon a rappelé un point clé : l’avenir du blogging voyage se joue moins sur le format “blog” que sur la capacité à raconter, prouver et distribuer. C’est aussi ce qui explique la montée des influenceurs voyage et la transformation de l’influence tourisme en discipline structurée.
Pour illustrer cette chaîne, prenons un cas simple : une région souhaite relancer l’arrière-saison. Elle réunit des Réseaux professionnels du tourisme, briefe des Organisateurs d’événements tourisme pour une opération terrain, cible des Blogueurs voyage et d’autres profils, puis scénarise la promotion des destinations avec un calendrier. Insight final : ce qui compte, ce n’est pas le lieu de la rencontre, mais la précision du dispositif.
Au passage, ne pas confondre la nostalgie d’un rendez-vous et le besoin de structurer des partenariats blogueurs dans la durée. Les destinations, qu’elles soient grandes ou petites, attendent des contenus utilisables, cohérents, et publiés au bon moment pour leurs campagnes.
Une dernière nuance : les destinations touristiques ont aussi diversifié leurs interlocuteurs. Entre créateurs, médias et agences, les arbitrages se font selon le contexte, les budgets et les contraintes. Insight final : la maturité du marché a multiplié les chemins, pas supprimé les opportunités.
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Le Salon des blogueurs de voyage existe-t-il encore ?
Non : le rendez-vous historique a pris fin. Aujourd’hui, le secteur privilégie des formats plus ciblés (workshops, résidences de création, opérations terrain) et des rencontres intégrées à d’autres événements professionnels.
Pourquoi a-t-il été arrêté ?
La combinaison de la fatigue logistique, de la baisse de valeur perçue du “grand salon” et de l’évolution des pratiques (briefs continus, KPIs, droits d’usage, production multi-formats) a rendu le modèle moins pertinent qu’avant.
Existe-t-il un événement équivalent aujourd’hui ?
Il existe des alternatives, mais rarement sous la même forme. Cherchez des rencontres influence intégrées à des conférences, des journées de production encadrées, ou des dispositifs hybrides annoncés par des médias spécialisés comme https://top-vacances-voyages.fr/salon-blogueur-voyage-2026/.
Comment rencontrer des marques tourisme sans salon ?
En structurant une prospection ciblée (email + portfolio), en rejoignant des communautés pro, en co-créant avec d’autres créateurs, et en publiant régulièrement des études de cas chiffrées. Le réseau se construit par la constance et le suivi, pas seulement par un rendez-vous annuel.
Le blogging voyage est-il toujours rentable ?
Oui, à condition de le penser comme une base éditoriale au service d’une offre multi-formats (social, vidéo, photo, guides) et d’un modèle clair (droits, production, distribution, reporting). La rentabilité vient d’une proposition structurée, pas du seul trafic.



