En bref 🧾
⏱️ La garantie G30 indemnise dès 30 minutes de retard sur certains trains SNCF.
💶 Le remboursement dépend d’un barème clair (de 25 % à 100 %) calculé sur le prix du billet.
📍 Le retard est mesuré à l’arrivée réelle (et pas au départ), ce qui change beaucoup de cas.
⚠️ Des situations peuvent être exclues (force majeure, conditions exceptionnelles) : mieux vaut vérifier avant de s’énerver.
✅ La demande peut être automatique ou manuelle selon le canal d’achat et le type de train, avec des délais à respecter.
Pour illustrer concrètement, on suit Camille, consultante qui fait souvent Paris–Lyon et Lille–Nantes. Elle a déjà vécu le grand classique : le message “retard estimé 25 minutes” qui finit en 45 minutes… et la question qui revient : “G30, ça me donne droit à quoi ?” 🤔
Qu’est-ce que la garantie G30 exactement ?
La garantie G30 (souvent appelée “Garantie 30 minutes”) est un dispositif commercial de la SNCF qui prévoit une compensation lorsque votre train arrive avec au moins 30 minutes de retard. L’idée est simple : au-delà d’un certain seuil, la ponctualité devient un service non rendu à 100 %, donc une partie du prix du billet peut revenir au voyageur.
Dans la vie réelle, cela joue surtout pour les trajets où le temps compte : rendez-vous pro, correspondance, garde d’enfant, ou simplement ce dîner qu’on n’a pas envie de transformer en “sandwich de gare à 22h” 🥪. L’insight à retenir : G30 n’est pas un geste au cas par cas, c’est un cadre avec des règles.
Pourquoi la SNCF a créé la garantie 30 minutes ?
La création de la G30 répond à une logique de confiance et de fidélisation. Sur des axes très fréquentés, les voyageurs comparent vite : train, avion, covoiturage, voiture. Une garantie lisible, avec des seuils, sert à “assurer” une partie de l’expérience quand l’aléa se produit.
Camille, par exemple, achète parfois plus cher un train direct plutôt qu’un trajet avec correspondance. La G30 agit alors comme un repère : si ça déraille (au sens figuré), elle sait qu’elle peut obtenir un retour financier plutôt que de se sentir piégée. Point-clé : la G30 est aussi une promesse de marque — elle transforme un incident en procédure.
G30 vs règlement européen : quelle différence ?
La confusion la plus fréquente vient du fait qu’il existe aussi un cadre légal : le règlement européen sur les droits des passagers ferroviaires (historiquement référencé CE 1371/2007, puis actualisé). Ce texte fixe des droits minimums dans l’Union : information, assistance, et compensations dans certains cas.
La différence essentielle : la G30 est une politique commerciale (avec ses conditions, ses exclusions et ses modalités), tandis que le règlement européen est une obligation légale qui s’impose aux transporteurs. Dans la pratique, vous pouvez voir les deux “cohabiter” : un retard peut relever d’un dispositif SNCF ou d’un droit européen selon le type de trajet (national/international), les billets, et la nature du service. Insight final : G30 = règles SNCF lisibles dès 30 min ; Europe = socle de droits, parfois différent sur les seuils et exceptions.
Quels trains sont concernés (TGV INOUI, Intercités, OUIGO) ?
La G30 concerne principalement des trains comme TGV INOUI et Intercités, là où la SNCF met en avant une garantie structurée. Sur ces services, le mécanisme d’indemnisation est pensé pour être facilement déclenché et traçable (billet nominatif, contrôle, arrivée mesurable).
OUIGO, de son côté, a une politique plus “low cost” : les règles d’indemnisation existent, mais elles peuvent être présentées différemment, avec une gestion souvent orientée bon d’achat et des conditions propres. Concrètement, Camille a déjà constaté que l’expérience client n’est pas la même : sur OUIGO, on cherche d’abord l’info dans l’espace client, alors que sur TGV INOUI/Intercités, la logique G30 est plus centralisée. À garder en tête : avant de faire une demande, identifiez le train exact et le canal d’achat.
Dans quels cas êtes-vous indemnisé avec la garantie G30 ?
La G30 s’applique quand un retard atteint le seuil prévu et que votre trajet répond aux conditions du dispositif. Cela paraît évident, mais le détail qui tranche, c’est la manière dont on définit “retard” et “arrivée”, et ce que la SNCF considère comme éligible.
Camille a appris à ses dépens qu’un retard “ressenti” n’est pas toujours un retard “mesuré”. Exemple typique : train arrêté avant quai, attente de sillon, puis arrivée au quai avec 32 minutes de décalage. Là, la G30 peut s’activer, car le temps pris en compte est celui de l’arrivée officielle. Insight final : tout se joue sur la mesure à l’arrivée et sur l’éligibilité du billet.
Comment est calculé le retard selon la garantie G30 ?
Le retard est généralement calculé entre l’heure d’arrivée théorique indiquée lors de l’achat (ou sur le billet) et l’heure d’arrivée réelle constatée à destination. Cela évite un biais courant : un départ tardif peut être “rattrapé” en ligne, tandis qu’un départ à l’heure peut finir en attente à l’entrée d’une grande gare.
Pour se repérer, Camille se fie à un réflexe : elle vérifie l’heure prévue d’arrivée sur son titre de transport, puis compare avec l’heure à laquelle les portes s’ouvrent à quai (et l’information officielle). Cette nuance compte quand on est à 28–29 minutes : frustrant, oui, mais la G30 est un mécanisme à seuils. À retenir : la référence, c’est l’arrivée, pas votre impression ⏱️.
Barème d’indemnisation détaillé : montants et seuils de retard
Le barème G30 est conçu pour être progressif : plus le retard augmente, plus le pourcentage remboursé grimpe. C’est une manière de reconnaître qu’un retard de 35 minutes n’a pas le même impact qu’un retard de 3 heures (réunion manquée, hôtel à payer, correspondance perdue…).
⏱️ Retard à l’arrivée | 💶 Indemnisation G30 | 🧩 Ce que ça signifie concrètement |
|---|---|---|
30 à 59 min | 25 % | Compensation “seuil” : utile sur les billets chers |
1h à 1h59 | 50 % | On reconnaît une désorganisation majeure du trajet |
2h à 2h59 | 75 % | Impact fort (repas, taxi, hôtel possible) |
3h et + | 100 % | Le service est considéré comme non conforme aux attentes |
Ce barème devient vraiment parlant quand on le transforme en euros (on le fait plus bas avec des cas pratiques). Dernier point important : la compensation est calculée sur le prix payé pour le transport concerné, selon les règles applicables au billet. Insight final : au-delà de 30 minutes, ce n’est plus “tant pis”, c’est chiffrable 📌.
Cas exclus de la garantie G30 : grève, météo et force majeure
La question qui fâche : “Et si c’est la grève ?” ou “Et si c’est la tempête ?” ⚠️. Les dispositifs de compensation peuvent prévoir des exclusions liées à des circonstances exceptionnelles, souvent regroupées sous l’idée de force majeure (événements imprévisibles et irrésistibles) ou d’événements extérieurs au transporteur.
Concrètement, une grosse tempête, un épisode climatique extrême, un acte de malveillance sur les voies ou des restrictions de circulation imposées peuvent changer l’éligibilité. Cela ne signifie pas “zéro droit” dans tous les cas : l’assistance (information, solutions de réacheminement) et d’autres cadres (dont le droit européen selon les situations) peuvent entrer en jeu. L’insight à retenir : G30 n’est pas une assurance tous risques ; elle a un périmètre, et la nature de la cause compte autant que la durée.
Pour une source pratique (procédure, accès au service, options), vous pouvez consulter la page d’aide officielle : Retard de votre train et remboursement (SNCF Connect).
Comment obtenir son remboursement Garantie G30 étape par étape ?
Une compensation, c’est utile seulement si elle est réclamée correctement. La bonne nouvelle : la démarche est souvent plus simple qu’avant, notamment via les espaces clients et les canaux digitaux.
Camille a une règle : elle fait la demande dès que possible, pendant que le billet est encore facilement accessible dans son historique. Résultat : moins d’erreurs, moins de pièces manquantes, et un traitement plus fluide. Insight final : une demande rapide vaut mieux qu’une demande parfaite mais tardive ✅.
Demande de remboursement : automatique ou manuelle ?
Selon le type de train et le canal d’achat, l’indemnisation peut être proposée automatiquement (notification, e-mail, espace client) ou nécessiter une démarche manuelle (formulaire, saisie des références du billet). L’automatique dépend de la capacité à relier sans ambiguïté votre billet, votre identité, et la mesure officielle du retard.
Dans la pratique, Camille constate que l’automatique arrive surtout quand le billet est acheté sur une plateforme SNCF et que tout est bien nominatif. Si elle a acheté via un autre distributeur, ou si le billet a une particularité (échange, fractionnement, titre complexe), elle anticipe une saisie manuelle. À retenir : automatique ne veut pas dire garanti ; gardez votre référence de dossier à portée de main 🧩.
Délais à respecter pour faire valoir la garantie G30
La G30 s’exerce dans un délai fixé par les conditions du dispositif. Dans la vie quotidienne, le piège vient de la procrastination : on se dit “je ferai ça demain”, puis le dossier s’enterre sous les autres voyages, les reçus, les échanges de billets.
Camille met un rappel le soir même si elle arrive tard : “demande G30”. Ce petit automatisme évite de dépasser la fenêtre de réclamation et d’entrer dans un ping-pong de justificatifs. Insight final : le temps joue contre vous sur l’administratif, pas sur le retard.
Bon d’achat ou remboursement bancaire : que choisir selon votre situation ?
Quand une compensation est accordée, elle peut prendre la forme d’un bon d’achat ou d’un remboursement bancaire. Le bon d’achat peut être intéressant si vous voyagez souvent : vous “recyclez” l’indemnité sur un prochain billet, parfois avec une expérience plus rapide à l’usage.
À l’inverse, si votre budget est serré ou si vous voyagez rarement, le versement sur le moyen de paiement est plus logique : cela transforme le retard en restitution nette, sans condition d’un prochain achat. Pour Camille, le choix dépend du mois : période chargée en déplacements = bon d’achat pratique ; mois calme = remboursement. Insight final : choisissez la forme qui colle à votre fréquence de voyage, pas celle qui “fait plaisir” sur le moment 💳.
Avant de passer aux chiffres, un dernier réflexe utile : prenez une capture de votre écran d’arrivée (heure et retard annoncé) si vous êtes proche d’un seuil. Ce n’est pas toujours requis, mais en cas de litige, cela peut accélérer la clarification.
Cas pratiques et exemples concrets de remboursement G30 SNCF
Les pourcentages prennent tout leur sens quand on les convertit en euros, surtout avec les variations de prix (tarifs loisirs, dernière minute, cartes de réduction). Les exemples ci-dessous sont volontairement simples : un billet, un retard, un calcul.
Camille utilise ces cas comme une “calculette mentale” : en 10 secondes, elle sait si ça vaut le coup de lancer la démarche tout de suite ou si elle peut attendre d’être posée. Insight final : la G30 n’est pas abstraite, c’est une règle de trois 🧮.
🎫 Prix du billet | ⏱️ Retard | 📌 Taux | 💶 Montant estimé |
|---|---|---|---|
80 € | 45 min | 25 % | 20 € |
120 € | 2h15 | 75 % | 90 € |
60 € + 40 € (2 billets) | retard + correspondance manquée | selon train impacté | cas à analyser 🔎 |
Exemple 1 : billet à 80 € avec un retard de 45 minutes
Camille a un billet à 80 € sur un TGV. L’arrivée réelle affiche 45 minutes de retard. On est dans la tranche 30 à 59 minutes, donc 25 % de compensation.
Calcul : 80 € × 25 % = 20 €. C’est typiquement le cas où la G30 est “rentable” en temps : la demande prend quelques minutes, et la somme peut payer un prochain trajet local ou une partie d’un billet futur. Insight final : les petits retards deviennent significatifs quand le billet est cher 💡.
Exemple 2 : billet à 120 € et retard de 2 heures 15 minutes
Cette fois, billet à 120 € pour un déplacement pro. Retard constaté : 2h15. On bascule dans la tranche 2h à 2h59, donc 75 %.
Calcul : 120 € × 75 % = 90 €. Dans ce scénario, Camille explique qu’elle ne “compense” pas juste du confort : elle rattrape une partie du coût réel du déplacement perturbé (repas improvisé, taxi, temps perdu). Insight final : plus le retard est long, plus la compensation devient un levier de réparation budgétaire 💶.
Exemple 3 : correspondance manquée et impact sur l’indemnisation
Le cas le plus stressant : la correspondance. Camille fait un trajet en deux segments (par exemple Intercités puis TGV INOUI). Le premier train arrive en retard, elle manque le second, et son arrivée finale est décalée de manière importante.
Deux points deviennent cruciaux : d’abord, la façon dont le voyage a été émis (un dossier unique vs billets séparés). Ensuite, quel retard est reconnu sur le parcours pertinent pour la garantie. Si tout est sur une même réservation, l’analyse est souvent plus cohérente, car l’objectif est l’arrivée à destination finale. Si les billets sont séparés, chaque segment peut être traité différemment, et la “perte” de correspondance peut être plus difficile à rattacher automatiquement.
Conseil terrain : si vous enchaînez souvent, privilégiez quand c’est possible une réservation “continue” plutôt qu’un montage de billets indépendants, même si la tentation du prix est forte. Insight final : la correspondance manquée n’est pas qu’un problème de minutes, c’est un problème de structure de billet 🧩.
La garantie G30 s’applique-t-elle aux billets Prem’s ou non échangeables ?
Oui, la G30 vise le retard à l’arrivée et peut s’appliquer même sur des tarifs non échangeables, dès lors que le train et le billet entrent dans le périmètre du dispositif. Le caractère non échangeable joue sur la flexibilité avant départ, pas sur l’éligibilité à une compensation en cas de retard.
Peut-on cumuler la G30 avec une assurance voyage ou une carte bancaire premium ?
C’est parfois possible, car la G30 indemnise le retard du transport, tandis qu’une assurance peut couvrir d’autres préjudices (nuits d’hôtel, frais additionnels) selon conditions. En pratique, l’assureur peut demander la preuve que vous avez d’abord sollicité la compensation transporteur.
La compensation est-elle toujours automatique ?
Non. Elle peut être automatique sur certains parcours et canaux d’achat, mais une demande manuelle reste fréquente (billet acheté via un tiers, dossier complexe, échange, correspondance). Le bon réflexe est de vérifier votre espace client après le voyage et de déposer une demande si rien n’apparaît.
Que faire si ma demande G30 est refusée alors que j’ai eu plus de 30 minutes ?
Commencez par vérifier l’heure d’arrivée officielle retenue et la destination concernée (arrivée finale vs segment). Si vous êtes certain du seuil, reformulez la demande avec la référence du billet et, si utile, un justificatif (capture d’écran, e-mail d’information). En dernier recours, passez par le service client du transporteur en gardant une trace écrite des échanges.



